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jeudi 10 juillet 2008

AIRE, premiers développements sur Francogrid, concert le 11 juillet

Depuis notre implantation sur Second Life en octobre 2006, nous avons changé d'espace plusieurs fois pour nous agrandir et développer nos activités. De notre premier terrain, sur une région nommée Titian, nous sommes allé sur l'Area 51 puis Walden et pour finir nous avons une sim entière, Ecologia Island. Laboratoire d'expériences autour des 3 écologies, naturelles, sociales et psychique, nous avons mis en place des créations artistiques, des mobilisations, des actions souvent innovantes, des collaborations avec beaucoup de personnes au fil de nos rencontres. Arrivé bien avant la vague médiatique, nous avons vu grandir Second Life.

Notre implantation sur Second Life a été motivé par la volonté d'apporter du sens dans ce monde virtuel 3D, une autre vision du monde que la reproduction du modèle néolibérale sur lequel il s'est construit. Linden Lab, la société californienne créatrice de Second Life, vend (relativement cher) des sims ou région (qui correspondent à une certaine quantité d'information sur un serveur) et qui se présentent sous la forme d'une ile. Beaucoup de spéculateurs ont divisé ces iles en terrains pour les louer, créant ainsi un "marché". Il y a eu des casinos (interdits depuis), des banques aussi (autre système pyramidal).

Les lieux intéressants, mise en place depuis longtemps (je les citerai pas tous mais comme la Bibliothèque francophone ou le groupe Pierre Bourdieu) continu de bien fonctionner et de proposer des activités. Cependant, il est évident que Second Life est dans une phase de stagnation tant au niveau des inscriptions qu'au niveau du contenu.

Milieu mai, AIRE a lancé un appel à projet sur le thème: un autre modèle social et économique est-il possible ? C'est un projet qui est une des bases de notre implantation dans ces mondes virtuels, proposer des expérimentations afin de créer une simulation. Peut-on inventer d'autres façons de créer, de vivre ensemble, d'habiter, d'échanger ce que nous produisons ? L'annonce des résultats est fixée à demain mais je peux le faire dès maintenant. Nous avons reçu des projets, dont quelques uns sont très intéressants et donneront certainement suite à des collaborations, cependant aucun ne répondaient pleinement au thème.

C'est dans cette volonté de mettre en place cette simulation d'un autre modèle que nous nous développons à présent sur la grille francophone Francogrid. Francogrid nous permet d'avoir des espaces beaucoup plus important à un coût beaucoup moins élevé. Il n'y a pas de système monétaire encore implanté. Un point important est que Francogrid est développée par une association (en cours de création) ouverte à tous. L'équipe est, comme je l'ai déjà dit ici, ouverte et sympathique dont je citerai ceux que je cotoie le plus: Vinc Sonic, Jean-Marie Louche, Grumly, Kérunix Flan et bien sur Romain Oberon qui nous a beaucoup aidé ces derneirs temps et que je remercie encore ici.

Nous venons d'ouvrir 8 iles qui portent le nom d'Ecologia Island, Energia, Utopia, AIRE, centre Epsilo, Mille plateaux, Flux et Auvergne. Nous n'avons pour le moment pas eu le temps de mettre en place beaucoup de builds, ni d'aménager. Mais plein de projets sont en gestation et nous en reparlerons le moment venu.

Pour lancer l'ouverture de ces sims, nous vous invitons à une fête, demain le vendredi 11 juillet à partir de 21 h, accompagné par le DJ Juls Korobase.

Pour se rendre sur AIRE Francogrid:

- créer un compte utilisateur : http://user.francogrid.com/index.php?page=create

- télécharger le viewer Second Life : http://www.virtualworldgrid.com/v2/telechargement/

- ouvrir la map, AIRE, Ecologia Island se trouve au sud est de la map

le site de Francogrid

mercredi 25 juin 2008

La sortie du Koleos, le nouveau 4x4 de Renault saluée par les anti-écolos


Samedi 14 juin, deux jours après le lancement sur le marché du premier 4×4 de Renault baptisé Koleos, les bénévoles de Greenpeace sont mobilisés. Dans une vingtaine de villes de France, ils sont allés rendre visite à leur concessionnaire pour « célébrer » avec humour la naissance d’une merveille anti-écologique et « féliciter » Renault comme il se doit pour son engagement en faveur du climat. Globalement, la mobilisation s’est déroulée dans la bonne humeur générale. Les responsables des concessions Renault ont réservé un bon accueil aux bénévoles, qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour dénoncer avec humour le double jeu de Renault, qui, d’un côté, communique tous azimuts sur son label « Eco 2 » et, de l’autre, commercialise une arme de destruction massive du climat. Pour la plupart, les bénévoles se sont mis sur leur 31 pour jouer les pollueurs venus fêter, à coups de champagne sans alcool, la naissance du Koleos. Car cette véritable petite merveille anti-écologique affiche des mensurations impressionnantes : ce « crossover » pèse entre 1,5 et 1,7 tonne, présente un moteur très puissant (150 à 175 chevaux), donc très gourmand (7,2 à 9,9 litres/100 km). Résultat : les dix modèles émettent en moyenne 209 g de CO2/km, d’où un malus de 750 à 1 600 €.

Sur le blog de Greenpeace


Pour maintenir l'augmentation globale des températures en deçà de deux degrés, nous savons ce qu'il faut faire : réduire de moitié les émissions mondiales de gaz à effet de serre, notamment de dioxyde de carbone (CO2), d'ici à 2050. Pour Greenpeace, nous pouvons relever ce défi, à condition de mettre en œuvre une politique énergétique nouvelle, fondée sur l'efficacité énergétique et un développement massif des renouvelables.

mardi 24 juin 2008

Inefficacité énergétique, pourquoi ne font ils rien depuis 30 ans ?

lundi 23 juin 2008

Journée de mobilisation pour Christian Vélot

Christian Vélot est enseignant-chercheur en génétique moléculaire à l’Université Paris-Sud.

Depuis 2002, il est responsable d’une équipe de recherche à l’Institut de Génétique et Microbiologie (Institut mixte CNRS – Université) sur le Centre Scientifique d’Orsay.

Parallèlement à son activité d’enseignement et de recherche, il anime sur son temps personnel de nombreuses conférences à destination du grand public sur le thème des OGM. Ses conférences didactiques, dont l’une a notamment servi de document de travail à l’intergroupe OGM du Grenelle de l’Environnement, ont permis à de nombreux citoyens d’avoir accès à une connaissance de la réalité des OGM et ont contribué à la prise de conscience raisonnée des risques qu’ils portent. Il est souvent intervenu en tant que témoin dans les procès de faucheurs volontaires.

Christian Vélot fait partie de ces lanceurs d’alerte qui oeuvrent pour faire valoir la réalité de certains risques et engager des débats démocratiques, là où l’obscurité et l’opacité sont de règle.

Cet engagement lui vaut aujourd’hui, de la part de la direction de son Institut, de nombreuses pressions morales et matérielles, depuis l’accusation infondée d’impliquer son institution dans ses prises de position publiques, la confiscation de la totalité de ses reliquats de crédits pour 2008 et 2009, la privation d’un étudiant stagiaire, jusqu’à l’annonce de l’exclusion arbitraire de son équipe de l’Institut à partir de fin 2009. De plus, Christian Vélot et son équipe ont fait l’objet pendant plus d’un an d’un harcèlement pour qu’ils quittent leurs locaux (allant jusqu’à la menace d’un déménagement manu militari) au prétexte de la mise en place d’un prétendu pôle de biotechnologie qui s’est avéré être un projet fantôme pas même budgétisé.

Nous demandons que toutes les conditions soient rassemblées pour que Christian Vélot, avec son équipe, puisse poursuivre ses activités de recherche indépendante, ce qui implique notamment que la totalité de ses crédits lui soient restitués et que sa direction revienne sur la décision arbitraire de l’évincer au delà de 2009.

Au-delà du cas de Christian Vélot, nous appelons également à une très grande vigilance face aux atteintes à la liberté d’expression des chercheurs, et demandons un véritable statut juridique des lanceurs d’alerte, dans le cadre d’une loi de protection de l’alerte et de l’expertise, dont le principe a été acté par le Grenelle de l’Environnement.

Aussi nous invitons celles et ceux d’entre vous qui se sentent concernés par la situation de Christian Vélot, et plus généralement par la question des lanceurs d’alerte, à une journée de mobilisation :

Le 25 juin 2008 à 10h30 à Orsay devant l’entrée principale du campus (rue Elisa Desjobert)* et à 15h pour un défilé parisien festif du Luxembourg (place Edmond Rostand) au ministère de la Recherche où une délégation demandera à être reçue.

Organisations associées : les Amis de la Terre, Attac, Bio Consom'acteurs, la Confédération paysanne, les Faucheurs volontaires, Fondation Sciences Citoyennes, France Nature Environnement, Greenpeace, MDRGF, Nature et Progrès, Réseau Cohérence, WWF...

Contact : Fabien Piasecki – fabien.piasecki@sciencescitoyennes.org – 06 63 08 58 14

  • Accès Orsay

A. Depuis la Province sud et ouest par la route 1. Sur l’A10, au kilomètre 0, prendre la N118 direction Paris Porte de Saint-Cloud 2. Prendre la sortie « Orsay Centre » 3. Tourner à droite rue Guy Môquet 4. Au feu, aller tout droit (passer sous le viaduc) rue de l’Yvette 5. Continuer toujours tout droit jusqu’à la rue Elisa Desjobert (la rue de l’Yvette devient rue Georges Clémenceau puis rue Elisa Desjobert)

B. Depuis Paris par la porte d’Orléans 1. Prendre l’A6 direction Bordeaux-Nantes 2. Rejoindre l’A10 direction Etampes-Palaiseau 3. Prendre la N188 direction Orsay 4. Prendre la N118 direction Paris Porte de Saint-Cloud 5. Prendre la sortie « Orsay Centre » et suivre les informations des points 3. à 5. de A. ci-dessus

C. Depuis Paris par la porte de Saint-Cloud 1. Au Pont de Sèvres, prendre la N118 direction Bordeaux-Nantes 2. Prendre la sortie « Les Ulis », puis reprendre la N118 direction Paris Porte de Saint-Cloud 3. Prendre la sortie « Orsay Centre » et suivre les informations des points 3. à 5. de A. ci-dessus

D. Depuis Paris par le RER 1. Prendre le RER B direction St Rémy-les-Chevreuses 2. Descendre à « Orsay Ville », et rejoindre la rue Elisa Desjobert en empruntant le passage souterrain

samedi 21 juin 2008

"Les blogueurs sont dangereux "

La bonne nouvelle c'est que les blogueurs ont bien un réel pouvoir d'opinion. Mais bien sur, si cette liberté d'opinion va à l'encontre de la pensée unique, celle qui dit ce qu'il faut voter et consommer, rien ne va plus chez les anti-démocrates. C'est d'ailleurs chez Nessy, notre amie blogueuse, que je viens de lire cette information dont je reproduis ci-après la dépêche de l'AFP.
Après la pseudo loi contre le piratage du gouvernement Sarkozy, jugée contraire aux droits de l'Homme par le Parlement Européen, c'est ce même parlement européen qui veut imposer "la bonne pensée" sur le net. Si « jusqu'à présent, nous n'avons pas considéré les blogueurs comme une menace, ces derniers peuvent polluer considérablement le cyberespace » nous dit l'article et parle de label. Qu'est-ce que ça veut dire ? qu'il y aura des blogs avec le label de la bonne pensée et ceux de la mauvaise pensée, des délinquants quoi. De là à sortir l'arsenal répressif, il n'y aura qu'un pas. Vous allez surement dire que je vais un peu loin mais quand on commence à mettre des signes distinctifs sur la pensée des gens comme on mettait il n'y a pas si longtemps des étoiles de couleurs, le rêve totalitaire à la big brother est en marche. Certes, on n'enfermera plus les gens dans des camps, mais on enfermera psychiquement les gens dans une pensée unique. Attention qu'on ne s'y trompe pas. Ce n'est pas pour lutter contre des sites pédophiles ou néo nazis. L'arsenal juridique existant est bien sur largement suffisant pour ça. Non, comme le souligne la fin de l'article, "De là à penser que les blogueurs ont un peu trop milité pour le Non au traité de Lisbonne, contrairement à tous les autres médias (TV, radio, presse papier), et que cela gêne certains eurodéputés, il y a un pas que nous ne franchirons pas".... Alors que faire ? déjà utiliser l'arme que l'on a sous la main, l'information. Faîtes la circuler.

Dépêche AFP - Par Nil Sanyas PCINpact - Vendredi 20 juin, 11h06 :

La blogosphère est-elle en danger ? Si pour l'instant, il n'y a pas péril en la demeure, les blogueurs devraient néanmoins se pencher sur un article du magazine bulgare Kapital, et traduit par Courrier International. D'après cet article, le Parlement européen « considère la blogosphère comme dangereuse et envisage de voter une mesure encadrant cet espace de libre expression ».

Pour le bien des blogueurs

Une nouvelle peu enthousiasmante à l'heure où, en France (et ailleurs), le filtrage et la surveillance des contenus sont sur toutes les lèvres. Cet encadrement des blogs, initié suite à un récent rapport de la députée estonienne Marianne Mikko, se ferait via une sorte de labellisation des blogs, ceci grâce à un « indice de qualité, pour qu'il soit clair pour tout le monde qui écrit et pour quelle raison », peut-on lire dans le rapport en question.

Une labellisation des blogs, qui n'est pas sans rappeler celle de la presse en ligne dont nous vous parlions l'année dernière, ou encore la future création par Michèle Alliot-Marie d'une Commission de déontologie du Net.

Certains blogs polluent le cyberespace

« Jusqu'à présent, la blogosphère était un espace de bonnes intentions, avec un discours relativement franc et ouvert. Beaucoup de gens font confiance aux blogs. Cependant, du fait de leur banalisation et de leur multiplication, les blogs sont également utilisés par des personnes de moins en moins scrupuleuses. »

Si « jusqu'à présent, nous n'avons pas considéré les blogueurs comme une menace, ces derniers peuvent polluer considérablement le cyberespace », a ainsi rédigé la députée estonienne, certainement la future égérie des blogueurs.

Blogueurs, arrêtez de donner votre opinion

Marianne Mikko n'est cependant pas la seule en Europe à se poser des questions au sujet des blogs. Selon Kapital, l'eurodéputé allemand Jorgo Chatzimarkakis a ainsi déclaré : « les blogueurs ne peuvent certainement pas être automatiquement qualifiés de menaçants », mais « les blogs sont aujourd'hui un puissant instrument de communication et peuvent être considérés comme une forme avancée de lobbying. Et constituer, en tant que tels, une menace ».

De là à penser que les blogueurs ont un peu trop milité pour le Non au traité de Lisbonne, contrairement à tous les autres médias (TV, radio, presse papier), et que cela gêne certains eurodéputés, il y a un pas que nous ne franchirons pas.

vendredi 20 juin 2008

Performance dans Seconde Life d'Eifachfilm Vacirca

Mercredi 18 juin à partir de 21H30, a eu lieu sur l'espace Médias critique d'Ecologia Island, une performance de l'artiste Eifachfilm Vacirca intitulée 444 prims :

“Les cubes rezzent un objet qui choisit 5 phrases sur 69 et les affiche à l’écran. Des caractères d’alphabets visuellement remarquables du monde entier. L’objet peut être acheté pour 500 l$. Chaque fois qu’il est rezzé, il affiche un choix différent de 5 phrases sur 69.”

“Second Life, pour moi, représente la tour de Babel 2008, qui relie des gens du monde entier. Ils construisent un monde et chacun y apporte sa propre âme et son propre langage. Pour moi, c’est une méditation. Je crée des objets et je les efface à nouveau, simplement parce que dois le faire.”

Je suis actif sur le Net depuis 2000.”

son site Internet : http://d-oo-b.cc/index.html

A l'invitation de Arts et Monde Social.

jeudi 19 juin 2008

c'était déjà urgent en ...92

Je viens de recevoir ça par mes messages de Second Life :

[10:49] angiee Amat: bonsoir [10:50] angiee Amat: on ne se connait pas... je lis juste le forum...[10:51] angiee Amat: au vu de tes centres d'interet... je me permet de t'envoyer ce lien.... Je l'ai recu aujourd'hui et j'ai envie que d'autres puissent l'entendre... [10:51] angiee Amat: http://www.youtube.com/watch?v=5JvVf1piHXg [10:51] angiee Amat: c'est une intervention d'une adolescente à l'ONU... tout est dis... ou presque...''

Cela m'a d'abord fait plaisir que cette personne que je ne connais pas, ait eu envie de m'envoyer ce lien. Ce qui veut dire que ce que je peux dire ou faire en parlant d'écologie rencontre un écho, même dans ce milieu particulier des plates-formes virtuelle 3D. Puis j'ai été ému en écoutant le discours de cette jeune fille. Mais, je suis, pour finir, en colère en voyant que ce discours date de 1992 et qu'il dénonçait ce que l'on dénonce toujours aujourd'hui...

vendredi 13 juin 2008

AIRE ouvre une annexe sur la Francogrid

Suite à mon exploration de la Francogrid, j'ai fait de nouvelles rencontres. Jean-Marie Louche, Orisis (que je connaissais déjà sur SL), Forest (répondant ici au joli nom de Grumly the Bear) et d'autres personnes... J'apprécie de me retrouver dans cette petite communauté, on a l'impression que les relations sont plus simples. Sur Francogrid, il n'y pas de rapport à l'argent, rien n'est à vendre. C'est ce que je cherchais depuis longtemps. Pour le moment, chaque résident a créé des builds plutôt harmonieux et rien n'y est visuellement agressif. Il y a, de fait, beaucoup d'espace.

J'ai aussi installé un espace d'accueil AIRE sur une sim appelée Satis. Pour vous y rendre, intslallez le viewer francogrid puis rendez-vous à cette adresse : http://slurl.com/secondlife/Satis/144/87/23/?title=Satis

Pour l'instant, j'ai reproduit 2 modules, comme ceux que j'ai créé pour AIRE Second Life. A l'intérieur quelques panneaux d'information avec des liens vers les sites web. J'essaie d'importer des scripts mais ils ne sont pas tous implantés. Il y a, bien sur ,une éolienne que j'ai pu récupérer en copie et quelques éléments de décor avec des arbres très stylisés reprenant le visuel du chemin d'accès (le côté décalé, un peu playskool, de ces arbres m'amuse beaucoup).

Vous l'aurez compris, je suis plutôt enthousiaste sur cette implantation et je réfléchis beaucoup à l'avenir de AIRE par rapport à SL et la Francogrid. J'étudie en ce moment toutes les possibilités mais j'en reparlerai le moment voulu.

En attendant, je prépare un petite fête pour fêter ça, le 27 juin sur l'espace de AIRE de la Francogrid...

Ah oui, il y aura, le 24 juin, une conférence chez nos amis de la bibliothèque francophone de SL.

mardi 10 juin 2008

Le flicage de l'internet par le gouvernement Sarkozy

Encore une loi du gouvernement Sarkozy, jugée contraire aux droits de l'Homme, cette fois-ci par le Parlement Européen. Après toutes les autres passée en force, quand les français finiront par comprendre que nous ne sommes plus en démocratie ? Une pétition à signer aussi là

10 bonnes raisons de dire NON à la loi Hadopi

La loi Hadopi, rebaptisée "Loi Création et Internet", prévoit de mettre en place une Haute Autorité chargée d'avertir d'abord et de sanctionner ensuite les internautes qui ne respecteraient pas les droits d'auteur sur Internet. Selon un sondage réalisé récemment par l'industrie, 74 % des Français seraient favorables à ce système de riposte graduée plutôt qu'à la loi actuelle. Numerama liste 10 raisons non exhaustives pour lesquelles il est impératif de rejeter la loi Hadopi. Piratez-les sur votre blog, sur les forums et dans vos mails !

1. Elle ne vise pas les pirates !

La loi ne sanctionne pas le fait de télécharger ou de mettre à disposition sans autorisation des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Elle crée en fait un nouveau délit, le "fait, pour la personne titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne (un accès à Internet, ndlr), de ne pas veiller, de manière répétée, à ce que cet accès ne fasse pas l'objet d'une utilisation à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d'oeuvres ou d'objets protégés par un droit d'auteur ou par un droit voisin sans l'autorisation des titulaires de droits lorsqu'elle est requise". Or pour vérifier que l'abonné n'a pas "veillé" à ce que son accès ne soit pas utilisé pour pirater, la Haute Autorité ne pourra s'en remettre qu'à une seule présomption : le fait que l'accès a été en fait utilisé pour pirater. Peu importe que ça soit par l'abonné lui-même ou par ses enfants, son ex-compagne ou un voisin de passage. La loi crée donc une responsabilité du fait d'autrui qui serait une première dans le système juridique français. L'article 1384 du code civil prévoit bien la responsabilité du fait d'autrui, mais uniquement dans des cas où le tiers coupable est jugé incapable (les mineurs par exemple), ou est placé dans une situation de subordination par rapport à son responsable.

2. Elle crée une présomption irréfragable de culpabilité

La loi impose aux abonnés à Internet de protéger leur accès à Internet, par exemple en utilisant les moyens de filtrage proposés par leurs FAI, et dont la liste sera communiquée par la Haute Autorité. Mais comment un abonné qui a mis ces moyens de filtrage en place pourra-t-il prouver sa bonne foi s'il est accusé du contraire ? Comment prouver qu'à une heure donnée, un jour donné, le mécanisme de filtrage était bien activé sur l'ordinateur de l'accusé ? Ca n'est plus la présomption d'innocence qui préside, mais une présomption de culpabilité qui ne pourra en aucun cas être renversée. La loi Hadopi bafoue les droits de la défense en feignant d'ignorer que ces droits, dans les faits, ne pourront jamais être exercés.

3. Elle est déjà obsolète.

Puisqu'il n'est techniquement possible que de trouver l'adresse IP de ceux qui partagent les oeuvres et non de ceux qui les téléchargent depuis des serveurs distants, le projet de loi Hadopi ne vise de fait que le P2P dans son dispositif. Or aujourd'hui le piratage se produit au moins autant sur les serveurs de newsgroups et les sites de téléchargements et de stockage comme RapidShare, dont les utilisateurs sont mis à l'abri de toute procédure. De plus, les nouvelles générations de réseaux P2P sont conçues de façon à masquer l'adresse IP des utilisateurs qui partagent des fichiers, ou à ne pas pouvoir associer de façon certaine une adresse IP à un contenu partagé. Sachant qu'il est toujours politiquement beaucoup plus facile de créer une Autorité administrative que d'en démanteler une, est-il utile d'aggraver la charge publique par une énième Haute Autorité qui sera très rapidement incapable de travailler, ou de façon tellement anecdotique que son efficacité sera nulle ?

4. Elle interdit même le P2P légal.

Il n'existe et ne peut exister aucune base de données des oeuvres protégées par les droits d'auteurs. Donc le père de famille qui veut sécuriser son accès à Internet conformément aux obligations disposées par la loi Hadopi devra bloquer l'ensemble du P2P sur sa ligne, car aucun filtre ne pourra bloquer uniquement les téléchargements et uploads d'oeuvres protégées. De fait, c'est donc l'ensemble du P2P légal qui est mis au banc par le projet de loi. Il y a fort à parier qu'en plus, les FAI qui devront communiquer une liste d'outils de filtrages "efficaces" proposeront des outils qui bloquent automatiquement tous les logiciels d'échange comme eMule, BitTorrent et consorts.

5. Elle nécessite un fichage contraire à la jurisprudence de la CNIL

Pour mettre en oeuvre la riposte graduée, la Haute Autorité devra connaître l'historique des éventuels messages d'avertissement envoyés auparavant aux abonnés. Elle doit donc conserver les données d'infraction pendant une période longue. Si l'abonné est sanctionné par la suspension de son abonnement à Internet, son nom doit être inscrit pendant un an dans un registre communiqué aux fournisseurs d'accès à Internet, qui ont l'obligation de le consulter avant toute ouverture d'accès. Si le nom du client y figure, l'abonné ne peut pas s'inscrire. Or par le passé, la CNIL n'a autorisé ce type de fichage qu'à la condition expresse que le nom de la personne soit retiré dès lors que le dommage qu'il a causé est réparé (un remboursement d'impayé pour être retiré du fichage de la Banque de France, par exemple). Or ici, le fichage reste actif pendant un an, sans que l'abonné n'ait la possibilité de mettre fin au dommage qu'il a causé par sa négligence. On notera aussi que la conservation des données qu'implique la mise en oeuvre de la riposte graduée est équivalente à celle imposée aux FAI pour les besoins de la lutte contre le terrorisme. De quoi se poser des questions sur la proportionnalité du mécanisme au but poursuivi.

6. Elle crée une justice à deux vitesses, selon que vous serez puissant ou misérable.

La Haute Autorité chargée de mettre en oeuvre la riposte graduée avertira et sanctionnera les internautes qui ont partagé illégalement des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Mais quelles oeuvres ? Elle n'agira que sur la base de relevés effectués par les ayant droits eux-mêmes, c'est-à-dire par ceux qui ont la puissance financière pour effectuer un contrôle et un relevé des adresses IP sur Internet pour protéger leurs oeuvres. En clair, les majors du disque et du cinéma. Les petits labels ou les artistes indépendants seront de fait exclu du mécanisme de défense de leurs droits prévu par la loi Hadopi, quand bien même leurs oeuvres seraient piratées massivement.

7. Elle encourage la politique de l'autruche.

Il suffit de regarder le contenu des accords de l'Elysée pour voir que les industries culturelles estiment qu'elles n'ont pas à améliorer l'attractivité de leurs offres légales tant que la riposte graduée prévue par la loi Hadopi n'est pas effective. C'est-à-dire, au mieux, pas avant le premier trimestre 2009. Et encore, en fait, bien après, puisque l'accord prévoit un délai d'un an à compter de la mise en oeuvre effective de la riposte graduée. Au moins si la loi Hadopi était rejetée, les industries culturelles se décideraient peut-être enfin à se donner un grand coup de pied dans le derrière pour proposer aux consommateurs ce qu'ils attendent. C'est la base de tout commerce.

8. Elle a été jugée contraire aux droits de l'Homme par le Parlement Européen

Comment, alors qu'elle sera présidente de l'Union Européenne, la France peut-elle ignorer une sanction aussi lourde du Parlement européen ? Le 10 avril 2008, les eurodéputés ont voté une résolution qui "invite la Commission et les États membres à éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l'homme et avec les principes de proportionnalité, d'efficacité et de dissuasion, telles que l'interruption de l'accès à l'Internet."

9. Elle ne sera pas plus efficace que la loi DADVSI votée il y a trois ans.

Nulle part au monde les tentatives de dissuasion et de répression n'ont fait baisser le nombre de contenus piratés et surtout n'ont fait grimpé le nombre de CD et DVD vendus. Dix ans après l'arrivée de Napster, il est peut-être temps de changer enfin de stratégie.

10. Elle coûtera extrêmement cher à mettre en oeuvre pour l'Etat

Lors des Assises du numérique, le président de l'Autorité de Régulation des Mesures Techniques et probable futur président de l'Hadopi s'est dit prêt à mettre en place "un processus de traitement automatisé permettant l’envoi de 10 000 messages d’avertissements par jour". 10.000 messages par jours, ce sont 3,65 millions de messages par an. Pour les envoyer, il faut connaître l'adresse IP de l'abonné, et demander l'adresse e-mail correspondante au FAI. L'arrêté du 22 août 2006 pris en application de l’article R. 213-1 du code de procédure pénale prévoit que l'identification d’un abonné ADSL et de son fournisseur d’accès internet donne lieu à une indemnité forfaitaire de 8,50 euro par IP. Soit un coût global de 31 millions d'euros par an, auquel doivent s'ajouter les frais postaux d'envois de lettres en recommandé exigées au minimum lors du deuxième avertissement, les frais de relevés des infractions, les frais de conservation des données, et les frais de fonctionnement administratifs de la Haute Autorité.

Pour que l'Hadopi ne creuse pas le déficit budgétaire de l'Etat, elle devra donc générer en retour au moins 31 millions d'euros de recettes fiscales chaque année par l'augmentation supposée des ventes sur les plateformes légales. Rapide calcul. Un MP3 vendu 0,99 euros sur Internet rapporte à l'Etat 16 centimes d'euros de TVA. Pour aller à l'équilibre, il faudrait que les Français achètent environ 194 millions de titres par an en plus de ceux qu'ils achètent déjà - ce qui suppose au passage qu'ils n'achètent pas sur iTunes, où la TVA bénéficie au Luxembourg. A titre de comparaison, les ventes de musique sur Internet en France au premier trimestre 2008 ont rapporté à l'industrie moins de 7 millions d'euros HT. On veut bien croire en faisant un effort à une augmentation des ventes consécutive à l'adoption de la loi Hadopi, mais à ce point ?

- Article provenant de Numérama -

jeudi 5 juin 2008

J'ai une triple vie !

Les habitués de ce blog savent que je développe, avec AIRE, beaucoup d'activités sur une plate-forme virtuelle 3D qui s'appelle Second Life. SL est développé par la société californienne Linden Lab. Suite à l'ouverture d'une partie de son code source, d'autres grilles indépendantes se sont créées, développées par des passionnés. S'ils utilisent l'interface de Second Life, tout est à refaire dans ces "nouveaux nouveaux" mondes virtuels. Peu de fonction sont implantées, tout ne fonctionne pas très bien et on crash souvent. Mais c'est aussi le plaisir de repartir à zéro, comme l'ont certainement vécu il y a 5 ans les primo arrivants de Second Life.
Hier j'ai posé la première pierre le premier prim de AIRE sur une grille française appelé Francogrid. C'est le désert, il y a une vingtaine de sims, dont beaucoup sont offlines la plupart du temps. Je n'ai rencontré que 2 personnes qui sont tout de suite devenues mes premiers amis. La deuxième est une célébrité: Kerunix Flan ! Connu sur Second Life pour être le premier a avoir développé une communauté française. Lorsque je suis arrivé sur SL en octobre 2006, il me semble qu'il n' y avait qu'une seule sim française, l'Area 51 qui est vite devenu un lieu de rencontre avec mes compatriotes. Le petit terrain que j'avais acheté sur une sim appelée Titian, en arrivant dans SL, s'est vite rempli et j'ai cherché un terrain plus grand. J'ai alors loué un grand terrain à Kérunix, sur l'Area51 qui depuis s'était entouré d'une autre sim appélée Gaïa, l'accueil francophone. Par la suite j'ai acheté ma propre régien, Ecologia Island

Donc hier, commençant à visiter la Francogrid, je teste l'interface du build pour voir si tout fonctionne. Multipliant les prims, j'en avais posé 200 lorsque j'ai crashé (ou que j'ai crashé la région, je sais pas trop). Lorsque je suis revenu, Kérunix était là. On commence à parler un peu et, très sympa, il me propose un bout de terrain. Et voilà, je suis devenu le tout premier résident de Kérunix sur la franco grid :)

Documentaire sur la (non)gestion des déchets à Naples

Un communiqué reçu dans ma boite que je diffuse volontiers:

CHRYSALIS FILMS distribuera « BIUTIFUL CAUNTRI » le 16 juillet prochain.

Ce documentaire, au coeur de l'actualité traite de la (non)gestion des déchets à Naples. et l’on y suit un responsable de Legambiente luttant contre les autorités en place pour sauver sa région où, depuis 15 ans, les déchets sont empaquetés, entassés, sans jamais être traités,dégageant des odeurs humainement irrespirables. Grâce à ce sujet sensible, le public français va désormais pouvoir mesurer les causes et la portée de cette catastrophe écologique et humaine. Que vous ne connaissiez pas la situation désastreuse de Naples est un fait , mais il est difficile de rester indemne en regardant ce documentaire coup de poing. Un sentiment de révolte mêlé d'indignation va naître en vous.

Toutes les infos sur le site : http://www.chrysalis-films.com/

samedi 31 mai 2008

L'écoblanchiement

" La Semaine du développement durable s’achève alors que le Grenelle de l’environnement s’est petit à petit transformé en Azincourt de l’écologie. Pour nombre d’entreprises et pour le gouvernement, la Semaine du développement durable est la semaine de l’écoblanchiment.

Cet événement, dont les intentions sont louables, se transforme en cache-sexe de l’inaction gouvernementale en matière d’environnement. Tout en culpabilisant les citoyens et en leur proposant une expiation facile de leurs péchés par des petits gestes individuels, on oublie de leur expliquer que nombre de politiques publiques que l’on choisit de mener sont antiécologiques. Comment permettre aux citoyens de faire les «bons gestes» dans de telles conditions ?

Mais l’écologie n’est pas seulement un faux prétexte, c’est aussi devenu un argument publicitaire, aussi mensonger que vendeur : l’écologie se retrouve utilisée à des fins marketing pour justifier les démarches les plus néfastes pour la planète. Voici quelques exemples d’écoblanchiment caractérisé…"

Extrait d'un article de Jean-Louis Roumégas et Anne Souyris, porte-parole des Verts. L'article date un peu mais il est très intéressant à lire dans le journal d'Edouard de Rothschild du 8 avril

La doctrine du choc, la montée du désastre capitaliste

Tous ceux qui étaient en age de regarder la télévsion le 11 septembre 2001 se souviennent précisément ce qu'ils faisaient lorsqu'ils ont vu les images de l'attentat du World Trade Center pour la première fois. Je revenais en voiture et ma compagne m'a appelé sur mon portable pour me dire qu'il venait d'y avoir cet attentat sans plus me donner de précision. Lorsque je suis arrivé chez moi et que j'ai finalement allumé la tv, j'étais sous le choc, ne comprenant pas bien ce qui se passait. Ces images de l'avion qui s'encastre dans la tour, puis leur effondrement, semblaient irréelles. D'autant que ces images de quelques secondes repassaient sur toutes les chaînes en boucle. Je suis resté là a les regarder, pris dans ce vertige visuel terrifiant et fascinant.
Ce drame a été immédiatement reconverti en grand show médiatique afin d'assoir une récupération idéologique et économique. Voilà sur quoi s'est bati la "croisade du nouvel ordre mondial" de Georges Bush qui allait démarrer. Ce grand show allait continuer avec les images des 2 guerres du golf. Nous savons à présent que la guerre contre l'Irak n'a été qu'une grande manipulation afin de de s'emparer des ressources pétrolières et d'assoir ce nouvel ordre mondial, celui du néolibéralisme.

Naomi Klein déjà célèbre pour son précédent livre best-seller No Logo (en 2000), où elle dénonce la réduction de l'espace public au profit des multinationales qui s'imposent au travers de leurs logos, revient avec une "nouvelle bombe intellectuelle": The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism.

" Ce livre commence par traiter du manuel de torture the Kubark CounterIntelligence Interrogation handbook de la CIA qui décrit différentes manières d'amener un prisonnier à régresser jusqu'à un état infantile, ce que Naomi Klein appelle un choc psychologique. Ce choc est utilisé comme une métaphore à travers le livre pour toutes les crises - désastres naturels, guerres, attaques terroristes - qui, grâce au choc psychologique, permet la réalisation autrement impossible de réformes économiques majeures. L'armée américaine est également pointée du doigt pour son outsourcing de la « Guerre contre la Terreur » à Halliburton et Blackwater USA avec des conséquences néfastes pour les habitants irakiens. Les autorités de la Nouvelle Orléans sont également accusées d'avoir utilisé le traumatisme post-ouragan pour réaliser des réformes importantes dans les services publics, comme la fermeture définitive d'hôpitaux, de logements sociaux et d'écoles.

Naomi Klein évoque l'émergence d'une nouvelle économie : l'économie de la sécurité et des situations de crise qui dépasserait en importance l'industrie du cinéma ou de la musique." ( sources wikipédia)

Tout est dit. Voilà comment fonctionne cette grande manipulation du capitalisme mondial profitant de tous les drames qu'ils soient naturels ou provoqués par l'homme. Je n'ai pas encore lu le livre mais ce qui se passent actuellement avec la récupération du drame écologique par l'économie néolibérale alors qu'elle en est elle même la cause en est une des versions. "L’information est la résistance au choc, armez-vous" dit Naomi Klein.J'espère que ce livre va ouvrir les yeux a beaucoup.

A lire également, cette interview de Naomi Klein

traduction pour sous-titrage en français du court-métrage "La doctrine du choc" par Catherine ARNAUD cathy@ras.eu.org /

La doctrine du Choc / La psychiatrie triomphe ! / Les années 40 ont été une décennie de découvertes et de développement en médecine et en psychiatrie. / Les scientifiques ont développé une nouvelle technologie, / pour soigner les adultes atteints de maladies mentales. / En utilisant les électrochocs, / les cerveaux des patients sont nettoyés, / leur donnant l’opportunité d’un nouveau départ. / C’est sur cette page blanche / que les physiciens impriment une nouvelle et saine personnalité.

Nous créons les gens, en les choquant jusqu’à l’obéissance. / Ceci est l’histoire d’une idée puissante. / Dans les années 50 cela a attiré l’attention de la C.I.A. / L’agence a commencé une série d’expériences / et en a tiré un manuel secret / sur comment réduire les prisonniers. / La clé était d’utiliser le choc / pour réduire des adultes à l’état mental d’enfants. /

Le récit suivant est extrait des manuels d’interrogatoires de la C.I.A. de 1963 et 1983 : / Une hypothèse fondamentale de ce manuel / est que ces techniques sont par essence des méthodes pour réduire la personnalité. / Il existe un intervalle, qui peut être très bref, / de suspension de la vivacité, / une espèce de choc psychologique ou paralysie. / Les experts en interrogatoires reconnaissent cet effet lorsqu’il se produit, / et ils savent qu’à ce moment là, la « source » est beaucoup plus ouverte à la suggestion, / beaucoup plus disposée à obéir qu’elle ne l’était avant d’expérimenter le choc. /

Mais ces techniques ne fonctionnent pas uniquement sur les individus. / Elles peuvent fonctionner sur des sociétés entières. / Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d’Etat, / une catastrophe naturelle, une attaque terroriste, / nous plonge à tous en état de choc. / Résultat : / comme les prisonniers dans la salle d’interrogatoire, / nous aussi devenons comme des enfants, / et nous sommes enclins à suivre les leaders / qui clament qu’ils vont nous protéger. /

Il y a une personne qui a compris ce phénomène dès le début, / ce fut le plus grand économiste de notre époque : / Milton Friedman. / Friedman croyait à une vision radicale de la société / où le profit et le marché régiraient tous les aspects de la vie : / de l’école à la santé, / et même l’armée. / Il appela à l’abolition de toutes les protections commerciales, / à la dérégulation de tous les prix, / et à l’élimination des services gouvernementaux. / Ces idées ont toujours été extrêmement impopulaires, / ce qui est compréhensible / puisqu’elles ont provoqué des vagues de chômage, de montée des prix, / et ont précarisé la vie de millions de personnes. / Incapables de mettre en œuvre leurs réformes démocratiquement, / Friedman et ses disciples ont recouru au pouvoir du choc. /

Le sujet doit être réveillé violemment, / et être immédiatement aveuglé et menotté. / Au moment de cette arrestation, / la plupart des sujets ressentent un intense sentiment de choc, / d’insécurité et de stress psychologique. / L’idée est d’éviter que le sujet se relaxe / et se récupère du choc. / Friedman a compris que, de la même manière que les prisonniers sont radoucis par le choc de leur capture, / les désastres massifs pouvaient servir à nous radoucir pour mener à bien sa croisade radicale de « libre marché ». / Il conseilla aux politiciens / d’imposer toutes les politiques douloureuses en même temps, / juste après une crise, avant que les gens n’aient eu le temps de s’en remettre. / Il appela cette méthode « le traitement économique du choc ». / Je l’appellerai la « doctrine du choc ». / Regardez à deux fois les événements emblématiques de notre époque, / et vous verrez la logique qui opère derrière nombre de ceux-ci. / Ceci est l’histoire secrète du « libre marché ». / Il n’est pas né dans la liberté et la démocratie, / il est né du choc. /

Coups d’Etats / Chili 1973 / réduction des dépenses publiques 50% / 50 000 torturés / 80 000 personnes emprisonnées / augmentation du revenu des riches 83% / 45% de la population dans la pauvreté. / Guerres / Malouines 1982 / La popularité de Thatcher a doublé / 910 personnes sont mortes / Elle a privatisé le gaz, les compagnies aériennes, le téléphone. / Le chômage a triplé / des milliers de blessés / Elle déclare la guerre aux syndicats / 100% d’augmentation du nombre de pauvres. / Massacres / Chine 1989 / des centaines de tués / des milliers de personnes emprisonnées et torturées / La chine devient la boutique « tout à 1€ » du monde / La Chine embrasse le capitalisme de « libre marché » / salaire en usine 1$/jour. / Russie 1993 / Yeltsin attaque le Parlement, des centaines de tués / l’opposition est arrêtée. / 17 nouveaux milliardaires apparaissent / 72 millions de personnes appauvries. / Attaques terroristes / New York 2001/ L’attaque lance la « guerre à la terreur » elle est privatisée. / Les agences de renseignement US sous-traitent 70% de leur budget / Le Ministère de l’Intérieur dépense 130 milliards payés au privé / Le Pentagone augmente son budget pour payer des services privés pour 137 milliards de $/an. / Invasions / Iraq 2003 / La guerre la plus privatisée de l’histoire moderne./ Les USA décrètent que 200 entreprises iraquiennes seront privatisées./ des centaines de milliers de tués/ 4 millions de déplacés./ Catastrophes naturelles / Sri Lanka 2004 / 35 000 morts / la côte est « reprise » par les hôtels et l’industrie / près d’un million de déplacés / On interdit aux pêcheurs de reconstruire leur maison au bord de la mer / Seule une crise, /réelle ou perçue, /produit un changement véritable./ Milton Friedman./ Seule une crise, /réelle ou perçue, /produit un changement véritable./ Milton Friedman./ Crise/ changement/

L’isolement, physique et psychologique / doit être maintenu dès le moment de la détention. / La capacité de résistance est diminuée par la désorientation. / On doit maintenir les prisonniers tout le temps silencieux. / On ne doit jamais leur permettre de se parler. /

J’ai appris une autre chose de mon étude des états de choc. / Le choc use. / C’est par définition un état temporaire/ et la meilleure manière de ne pas se perdre pour résister au choc / est de savoir ce qui vous arrive / et pourquoi. /

L’information est la résistance au choc, armez-vous !/

La doctrine du choc La montée du désastre capitaliste

vendredi 30 mai 2008

Bio consommacteur, loi sur les OGM

Reçu ce communiqué de Bio consommacteur. A lire aussi sur le site, l'interview de Christian Vélot

Subject: La loi de dissémination des « MONSANT’OGM » adoptée.

Ce qu’une loi fait, une autre peut le défaire, c’est une règle de nos institutions. La loi sur les Organismes Génétiquement Modifiés, adoptée les 20 et 22 mai dernier, après de multiples rebondissements et navettes entre le Sénat, l’Assemblée nationale et la Commission Mixte Paritaire, n’est donc pas définitive. D’autant qu’elle fait l’objet d’un recours devant le conseil constitutionnel. Mais elle pose par son adoption, que l’on peut espérer provisoire, plusieurs questions. Et il n’est pas certain que les citoyens se satisfassent des réponses apportées par les élus qui l’ont majoritairement votée par discipline partisane plus que par conviction. Malgré l’opposition de plus de 70% des citoyens, cette loi officialise donc la dissémination génétique sur notre territoire.

Une directive embarrassante…pour nos élus

Depuis 2002 la France avait l’obligation de transposer dans la loi française la directive européenne 2001/18 visant à clarifier les conditions de mise en culture de plantes transgéniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles. Pendant six ans les députés se sont empressés… de ne pas décider, laissant les paysans et les consommateurs dans l’ignorance des règles applicables, ouvrant la porte aux disséminations incontrôlées et induisant des fauchages illégaux mais légitimes. Le tribunal administratif ne s’y est pas trompé en donnant raison en mai 2008 aux organisations bio, syndicats, associations et entreprises qui avaient assigné l’Etat en justice en 2006 pour non transposition de la directive, reconnaissant ainsi la responsabilité de l’Etat. Sur tous les points allégués par ces organisations - absence d'information sur la localisation- insuffisante évaluation de risques sanitaires et environnementaux- absence de suivi effectif des cultures commerciales- manque de transparence sur les risques sanitaires et enfin - manque de consultation du public, aucune mesure n’ayant été prise jusqu'au décret du 19 mars 2007, le tribunal leur a donné raison. Pourtant elles n’ont reçu qu’un euro symbolique pour le préjudice causé par l’absence de loi, en particulier de tromperie « légale » du consommateur obligé d'acheter des produits contenant un peu d' OGM et étiquetés "sans OGM". Les faucheurs auraient souhaité la même clémence. « Selon que tu sois puissant ou misérable… »

Alors que la France va prendre pour six mois la Présidence de l’Union Européenne, ce non respect des règles communautaires faisait tâche. D’où la précipitation de ces dernières semaines, aboutissant à une loi qui satisfait les multinationales semencières et les grosses exploitations intensives. Mais qui désespère tous ceux, scientifiques indépendants, paysans et consommateurs qui s’interrogent toujours sur la véritable utilité des OGM pour la collectivité et constatent leurs graves conséquences sur la biodiversité, leurs échecs croissants en termes économiques et leur impact négatif sur les libertés.

Une loi réversible qui crée l’irréversibilité !

Partout où les plantes transgéniques s’installent, c’est la possibilité de produire sans OGM qui disparaît. Cela, quelles que soient les précautions prises. Ainsi au Saskatchewan, province du Canada où plus un hectare de colza bio n’est cultivé du fait de la contamination transgénique. Ainsi en Argentine, où l’engouement pour le fameux soja Roundup Ready de Monsanto, qui a la particularité de posséder un gène qui lui permet de résister à un puissant herbicide développé également par Monsanto, le Roundup, a entraîné une multiplication par dix du nombre d’hectares de cette monoculture destinée à l’exportation pour l’alimentation des cheptels européens. Avec pour conséquences l’abandon des cultures vivrières, l’accélération de la déforestation détruisant la biodiversité locale et provoquant une érosion très grave des sols, l’exode rural et la paupérisation des populations, et cerise sur le gâteau empoisonné, l’augmentation de la consommation de pesticides avec les problèmes de santé qui y sont associés. Ainsi également en Espagne où la culture de plusieurs dizaines de milliers d’hectares de maïs transgénique Monsanto 810 interdit progressivement toute culture de maïs bio. Et ainsi de suite.

Avoir inscrit « la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM » dans la loi est donc une insulte au bon sens, un mépris des citoyens et un déni de démocratie. Le Grenelle de l'environnement - et le Président de la république l’avait confirmé - avait conclu à la nécessité d'une loi OGM qui garantisse le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM (et non pas avec ou sans). Or, sans OGM signifie zéro OGM et non pas un pourcentage, fût-il infime et qui n’ira qu’en s’accroissant avec le développement des hectares OGM. Car, quelles que soient les barrières à la dissémination mises en place, preuve est faite que la coexistence est impossible et la contamination irréversible. Cette loi institue donc de fait, à terme, l’obligation de produire et de consommer des OGM pour tous !!

La loi apporte des réponses ! Mais quelle était la question ?

Il semblerait que les députés et sénateurs qui ont voté la loi sur les OGM aient ²omis de se poser quelques questions essentielles : A quoi servent ils ? Pour qui sont-ils utiles ? Quelles en sont les conséquences ? A qui profitent-ils ? En ne conservant en tête que le fantasme, obsessionnel, du prétendu retard technologique que la France prendrait par rapport à ses concurrents américains. Ou la crainte, triviale, de la perte de pouvoir relatée par le député UMP, Grosdider : « On a demandé aux députés UMP de ne pas tenir compte du fond du texte mais de voter en fonction du contexte politique pour ne pas assurer une victoire de l'opposition". Les citoyens apprécieront cette surprenante et inquiétante conception de la politique.

Chacun a bien compris qu’interdire les cultures expérimentales ou commerciales OGM en plein champ ne signifie en aucun cas s’interdire la recherche sur les OGM. Ainsi l’insuline comme tous les médicaments issus des biotechnologies peuvent parfaitement être fabriqués en milieu confiné. Pour autant les firmes ne souhaitent pas qu’ils le soient car elles veulent produire au moindre coût ! Que pèsent les risques énormes pour notre santé résultant de la dissémination engendrée par la production de médicaments en plein champ face aux profits énormes qui peuvent en résulter pour les actionnaires des multinationales ?

Le développement des nouvelles technologies agricoles fondées sur la génétique ne répond qu’à un seul impératif : le profit. La résolution du problème de la faim dans le monde ? Soyons sérieux. Depuis plus de 10 ans se développent exclusivement des cultures transgéniques d’exportation vers les pays riches. En Inde, le coton GM entraîne les paysans dans une spirale de dettes poussant au suicide un grand nombre d’entre eux, face à la baisse de productivité et dans l’impossibilité de renouveler l’achat des semences. Même l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dont l’objectif est de lutter contre la malnutrition et la famine déplore que les OGM ne soient pas utilisés dans ce but. Dans son rapport 2003/04, elle constate et réprouve le seul développement des OGM à des fins commerciales : « Les recherches sur les cultures transgéniques sont, pour la majorité, le fait de sociétés privées transnationales. Cette situation est lourde de conséquences pour le type de recherches effectivement engagées, ainsi que pour les produits élaborés. (...) Les plantes et les caractéristiques présentant un intérêt pour les pauvres sont dédaignées (voir Le Monde Diplomatique (avril 2006). Quant à la protection de l’environnement, la progression des volumes de pesticides agricoles consommés depuis 10 ans en contredit l’argument fallacieux.

L’unique question qui vaille est donc: quelle utilité collective présentent les cultures OGM ? Dans l’état actuel des connaissances, la seule réponse qui soit est : aucune. Ni les paysans ni les consommateurs où qu’ils vivent, au nord comme au sud n’ont besoin des OGM dans leurs champs ni dans leurs assiettes. Une loi « scélérate » a été votée. Dommage. Mais la lutte citoyenne continue. Et tous les bio consom’acteurs y participeront.

Hugues Toussaint Président de l’association Bio Consom’acteurs www.bioconsomacteurs.org

Du nom de la firme nord américaine qui détient le quasi monopole des OGM dans le monde 249 députés sur 533 votants ont voté la loi en seconde lecture dont 245 UMP et 4 Nouveau centre. Pour 72% des français - sondage CSA/Greenpeace 30 et 31 janvier 2008 - il très important de pouvoir consommer des produits sans OGM BIOCOOP, les BIODYNAMISTES, NATURE ET PROGRES, INTERBIO BRETAGNE, FNAB, SYNABIO. En mars 2008, un rapport officiel du Secrétariat de l’Environnement et du Développement argentin conclue à un échec complet des OGM agricoles (voir bulletin d’info des Amis de la Terre, mai juin 2008) Remerciement à Woody Allen, auteur de cette «plaisanterie » : « Voici la réponse. Mais quelle était la question ? » Selon le rapport 2007 de l'Isaaa (International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications), les cultures transgéniques couvrent aujourd'hui 114,3 millions d'hectares.

Soirée Ecolo green Team

Voici (enfin !) les photos de la soirée d'inauguration du terrain de l'Ecolo Green Team sur Second Life. Pour ceux qui ne sont jamais venus sur Second Life et qui ont du mal à comprendre comment on peut passer une excellente soirée à écouter de la musique devant son ordinateur et faire danser son double pixélisé, je répondrais qu'il faut l'expérimenter pour savoir que ce sont des moments de rencontres, d'échanges, ludiques et poétiques (j'ose le mot) souvent riches en émotions. Cette soirée a été tout ça à la fois, commençant par l'excellent Juls Korobase aux platines puis Hexis Moodis pour un live. Un public nombreux a donc pu apprécié les amménagements du terrain que l'on doit en particulier à Artemisia et à Biosynapse. Seul regret de ne pas avoir pu partager ces moments avec Artemisia mais la "première vie" ne nous laisse parfois pas le choix... La confèrence sur l'eau est reportée à une date ultérieure.

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